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CASERNES ET CHATEAUX La naissance du Château au XIème Siècle C'est Guillaume, septième duc de Normandie, encore
dénommé le Bâtard avant de devenir le Conquérant,
qui vers 1050, donne le vrai départ à la ville de Caen.
Le château, ancienne cour de justice, côté sud
L'évolution du Château au cours des siècles Après sa conquête de la Normandie, Philippe Auguste (1165-1223) veut tout à la fois apposer la marque de son autorité et de sa puissance et renforcer ses places militaires. Un large fossé complète ce dispositif défensif. Les fossés du château de Caen n'ont jamais contenu d'eau. Leur profondeur suffisait à défendre cette forteresse, qui ne fut d'ailleurs jamais prise d'assaut. La tour-porte du nord disparaît, et est remplacée
par une tour "la Porte des Champs" ou "Porte de Secours" aux
formes circulaires. Cette tour est toujours debout.
Un deuxième fossé doublant le premier en direction du nord complète le dispositif. Deux tours rondes sont construites pour commander le raccordement avec l'enceinte du château aux remparts de la ville.
La défaite de 1870 va entraîner une réforme en profondeur du dispositif militaire français. Le château reprend du service et se retrouve caserne du prestigieux 36ème Régiment d'Infanterie de ligne, héritier du régiment d'Anjou créé en 1671 par Louis XV. Sur son drapeau de nombreux titres de gloire : Jemmapes (1792), Hondschoote (1793), Zurich (1799), Austerlitz (1805), Iena (1806), avant d'y ajouter la Marne, l'Artois, le Chemin des Dames, Verdun. En 1940, le 36ème RI fait partie de ces unités qui sauvent l'honneur dans la débâcle. Parmi quelques uns de ses plus illustres soldats, citons le Général Koenig, engagé volontaire en 1914 au 36ème RI.
Le 5 juin 1944, le château de Caen est toujours
intact. Pour son malheur il sert de casernement à des soldats
allemands et se trouve inscrit dans le cycle de bombardements prévus
par les anglo-américains. A l'aube du 6 juin 1944, un déluge
d'obus et de bombes s'abattent sur la ville et sur son château
quasiment sans interruption, du jour du débarquement le 6 juin à la
libération de Caen le 9 juillet. Les bombardements des 6, 7,
8 et 12 juin, du 18 et du 22 juin sont particulièrement destructeurs.
Ce qui reste debout, s'écroule lors des bombardements des 7
et 8 juillet 1944, où le château et ses abords sont littéralement
encadrés par le pilonnage des bombardiers alliés. La
garnison allemande s'était pourtant repliée. Aujourd'hui, on peut encore visiter à l'intérieur
du château la salle de l'Echiquier, que l'on doit à Henri
Ier Beauclerc, fils de Guillaume. Cette salle servait d'apparat aux
ducs normands qui avaient élus domicile dans ce château.
Le château de Caen abritait également une chapelle, la chapelle Saint-Georges, toujours existante mais qui sert aujourd'hui de salle d'exposition.
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